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Apprendre maintenant

Ou l’idée que le lieu d’apprentissage est déjà, en lui-même, une source de connaissance. Si nous admettons que la société est en pleine phase de redéfinition et que notre époque connaît de profondes mutations des modes de vies, il est urgent de se questionner sur les lieux d’apprentissage du savoir. Ceux-ci sont appelés à prendre de nouvelles formes pour accueillir de nouvelles pédagogies, de nouveaux usages et des rapports rééquilibrés entre ceux qui dispensent le savoir et ceux qui le reçoivent. La dimension publique, soit ce qui appartient à tous, est aujourd’hui réinterrogée par la société civile, il paraît alors évident de faire force de proposition pour le dessin de nouveaux lieux d’enseignements et d’apprentissage, d’autant plus que ceux-ci ont toujours eu valeur d’exemple ou de signification des fondements de la société.

N’oublions pas que l’école est le lieu où nos enfants apprennent à lire et à écrire le français. C’est également le premier bâtiment public qu’ils pratiquent. C’est pour ces deux raisons essentielles que l’architecture de l’école doit signifier clairement les valeurs qu’elle porte. Il est certain, l’école doit être un lieu accueillant, rassurant et confortable, un lieu dans lequel les enfants et le personnel enseignant se repèrent aisément ; mais plus encore, son architecture doit signifier les fondements républicains de notre société, sa capacité d’ouverture au monde et son envie de donner aux enfants les clefs de compréhension de celui-ci.

C’est en pleine conscience de ces nouveaux enjeux que nous abordons ces programmes dédiés à la jeunesse. Nos bâtiments doivent s’incarner en des vecteurs d’innovations techniques, éthiques et sociétales, pour aider la transmission et pour favoriser l’échange entre des professeurs et des étudiants ou élèves.

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