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Au même endroit

Ou la question de la mixité des usages sur une même unité foncière. Si cette solution commence à entrer dans les mœurs de ceux qui décident du dessin des villes, elle est bien souvent motivée par une simple logique de rentabilité du foncier. En matière d’architecture, parler de mixité et de sa conception évoque de prime abord l’association de programmes d’activités, publiques ou tertiaires, à une opération de logements. Le logement est l’ingrédient de base qui permet de constituer la ville. Dans un souci conjugué d’optimisation du foncier, d’une mutualisation des moyens et du portage d’équipements publics par le privé, nous avons imaginé le programme mixte comme une combinaison complexe de logements et de programmes divers.

Superposer des programmes différents (ERP, Tertiaire, Logement) pose également la question du corpus normatif et réglementaire, conventionnellement rédigé dans une logique de séparation des tiers. Il convient alors de convaincre l’ensemble des opérateurs des bienfaits de la mutualisation des espaces, autant dans un esprit d’efficacité et d’optimisation des moyens de construction, que dans l’intelligence des usages partagés et de la réciprocité des apports d’un programme sur l’autre.

Ne devrions-nous pas considérer que vivre au-dessus d’une école ou d’un équipement culturel devrait modifier le mode d’habiter ? Et si un incubateur d’entreprises se retrouve à jouxter une école maternelle, ne peut-on pas considérer que les enfants de cette école devraient bénéficier des progrès technologiques ou sociétaux initiés par les start-up voisines ?

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